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Jumelage entre l’Amicale des étudiants de l’UFR de Sciences Economiques et de Gestion et les étudiants de l’Institut Supérieur d’Entrepreneuriat et de Gestion (ISEG) A l’occasion de son jumelage avec les étudiants de l’ISEG, l’Amicale des étudiants de l’UFR de Sciences Economiques et de Gestion a organisé le samedi 08 mai 2004 deux conférences :
- « Gestion des entreprises agricoles » animée par le Professeur Gilles BARATOUX ; - « La culture entrepreneuriale en milieu universitaire » animée par Monsieur Mamadou DIOP, Directeur de l’ISEG. Placé sous la présidence du Professeur Adama DIAW, Directeur de l’UFR/SEG, ce jumelage entre dans le cadre du renforcement de la formation pédagogique et de la solidarité estudiantine. D’abord, le Professeur Gilles BARATOUX a dressé un bilan sans concession et a fait le diagnostic de la situation agricole en Afrique subsaharienne. Selon lui, de nombreux facteurs fragilisent la gestion agricole : inadaptation, erreurs des politiques agricoles, déficit d’information, manque d’orientation stratégique, absence d’union, dépendance du marché. C’est dire que l’Afrique subsaharienne enregistre une aggravation inquiétante des indicateurs du développement ; elle se trouve dans la même situation que l’Europe, il y a un siècle. Il s’avère exact que les politiques agricoles mises en œuvre se sont révélées inefficaces et même parfois contre-productives. Pour remédier à cet état de fait, le conférencier a suggéré qu’une bonne gestion des entreprises agricoles pourrait être constituée par les éléments suivants : A ce stade de l’analyse, les modérateurs, en l’occurrence Monsieur Mateugue DIACK et Monsieur Pape Mamour SENE ont tiré les enseignements et ont livré quelques pistes d’explication par rapport à cette situation, avant de donner la parole à Monsieur Mamadou DIOP pour qu’il puisse introduire le second thème de la conférence qui porte sur « la culture entrepreneuriale en milieu universitaire ». Celui-ci a fait état de la question sur les liens qui unissent la formation de l’entrepreneur et la création d’entreprise. Comment stimuler la culture entrepreneuriale ? Plusieurs caractéristiques ont été données et plusieurs options ont été indiquées. Sous ce rapport, Monsieur Diop a énuméré plusieurs types d’entrepreneuriat : C’est dire que le développement de la culture entrepreneuriale repose sur des facteurs intangibles : c’est avant tout une histoire de cœur et d’esprit. La matière première se trouve dans le cœur, dans la volonté d’entreprendre, seul gage de réussite. Dans le même ordre d’idées, notre potentiel entrepreneurial sommeille en nous tous à des degrés divers : certains possèdent la fibre alors que d’autres ont besoin de plus d’attention. De nos jours, le renouveau de la culture entrepreneuriale repose sur la formation. Sur ce point, l’Université est l’endroit idéal pour se former à l’entrepreneuriat. L’apprentissage des étudiants doit se faire dans les conditions réelles de l’entreprise. Il s’agit de donner aux jeunes les moyens d’être les propres acteurs de la construction de leur vie, en leur communiquant l’envie de prendre des risques, d’être dirigeants, d’entreprendre au sens large. En tout état de cause, l’étudiant, futur manager doit posséder quatre valeurs, à savoir l’autonomie, le sens de la responsabilité, la créativité et la solidarité. Le conférencier termine son propos sur l’esprit d’entreprise et la volonté d’entreprendre : s’imprégner de la culture entrepreunariale c’est « importer » des angoisses et « exporter » du dynamisme.
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