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« Le rôle du juriste publiciste dans le développement local » Dans le cadre de son partenariat avec les acteurs de la décentralisation, les étudiants de la Section Collectivités Locales de l’UFR de Sciences Juridiques et Politiques de l’UGB ont organisé une journée « cercle des publicistes des étudiants » le samedi 24 avril 2004 à l’amphi B. Plus précisément, cette journée est marquée par une conférence-débats sur le thème « Le rôle du juriste publiciste dans le développement local », conférence animée par les Doyens Mamadou NIANG, Samba TRAORE, le Professeur Papa Ogo SECK et Moussa ZAKI.
A première vue, il a été question d’élucider la notion de décentralisation. Celle-ci est au cœur de tous les débats. Les acteurs du développement considèrent la décentralisation comme un processus permettant de faire participer les populations dans l’élaboration et la gestion des politiques qui concernent leur territoire. Cette idée repose sur le postulat selon lequel la décentralisation est l’instauration d’un système de représentation proche des populations. De nos jours, le thème de décentralisation est tellement transversal qu’il intéresse, en plus des juristes publicistes, des géographes, des sociologues et des anthropologues. Toutefois, il convient de remarquer que les approches sont différentes les unes les autres. Sur ce point, la réflexion du juriste se focalise exclusivement sur les modes d’organisation institutionnelle. Il est de fait admis que les modes d’organisation institutionnelle, dans le cadre de la décentralisation, sont différentes d’un pays à l’autre, non seulement parce qu’ils s’inscrivent dans des histoires différentes, mais également parce qu’ils édictent des dispositions formelles variées. Il va sans dire que les pays qui s’engagent dans la décentralisation ont une histoire, une culture, des institutions et des pratiques qui leur sont propres. Les réformes qu’ils conduisent ne pourront être appliquées jusqu’au bout que si elles sont susceptibles d’une appropriation par les populations, c’est-à-dire si elles s’intègrent harmonieusement, par leurs modalités concrètes, dans le contexte politique et culturel, local et national. En outre, il y a lieu de souligner que le concept de la décentralisation n’a de sens que lorsqu’on y adjoint la notion de développement local et même de bonne gouvernance. L’argument le plus convaincant est qu’il n’existe pas encore de définition précise du concept de développement pas plus que de la notion de bonne gouvernance. La convergence des points de vue repose sur le fait que le développement est une notion floue, en ce sens que le paysan africain ne l’entend que dans les discours sans comprendre véritablement le sens ; sinon c’est un concept entretenu par l’idéologie colonialiste. Quant à la bonne gouvernance, le concept apparaît généralement dans le contexte de l’état de droit, du respect des droits de l’homme du contrôle de la corruption, mais la réflexion doit être poursuivie pour circonscrire ses dimensions, cerner le contenu et mesurer sa portée.
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