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« Dernières données et nouveaux défis du NEPAD » Sur l’invitation du RIDEN (Réseau Inter-Universitaire des Etudiants pour le NEPAD), Monsieur Abdoul Aziz SOW, Ministre Délégué général au NEPAD a séjourné à l’Université Gaston Berger le 28 février 2004 pour y animer une conférence sur le thème « Dernières données et nouveaux défis du NEPAD ».
En plus des responsables du Rectorat et du CROUS, les étudiants sont venus nombreux à l’amphithéâtre B qui abrite la conférence, pour s’imprégner du démarrage des enjeux du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique. Dans son discours introductif, le Coordinateur du RIDEN, M. Oumar Bounkhatab SYLLA a surtout mis l’accent sur le combat de l’étudiant dans le NEPAD. Il a souligné aussi que le RIDEN se veut l’interface entre les pouvoirs publics africains et les populations, pour enfin annoncer le projet d’installation de cellules RIDEN dans les grands campus africains. En prenant la parole, le Professeur Ndiawar SARR, Recteur, Président de l’Assemblée, a dit un mot de remerciement à l’endroit du Ministre avant d’évoquer l’intérêt du thème de la conférence. A en croire le Recteur, cette conférence « contribuera à l’approfondissement de la réflexion, l’affinement des actions et l’avancement dans le sens d’une meilleure compréhension du NEPAD ». Après les discours d’usage, la conférence du Ministre s’est aussitôt mise à l’avance pour s’ouvrir sur trois axes : le processus accéléré de l’intégration africaine, le financement du NEPAD et le renforcement des ressources humaines, c’est-à-dire l’Education, la Culture, la Science, la Technologie et les NTIC. De l’avis du Ministre, Délégué au NEPAD, l’Afrique affronte ajuourd’hui de nombreux défis et parmi les multiples initiatives qui sont prises à tous les niveaux, le NEPAD se présente comme une réponse africaine aux problèmes africains. Dans cette optique, un ensemble de projets intégrateurs pour le continent africain assorti d’engagements fermes des Etats africains figure sur le tableau de bord du Comité des Chefs d’Etat chargé de la mise en œuvre de l’intégration. En fait, le conférencier souligne que les dirigeants africains, dans le cadre du NEPAD, ont déjà clairement exprimé leur volonté politique de mettre en œuvre les grands chantiers de l’intégration régionale, qui, d’ailleurs, s’accompagnent de la libre circulation des personnes, des biens et des services ainsi que du droit d’établissement dans les espaces de l’UEMOA et de la CEDEAO. Et dans une large mesure, la réalisation d’infrastructures routières, ferroviaires, portuaires, aéroportuaires, énergétiques et de télécommunication permettra à court, moyen et long terme de résorber les gabs structurels qui empêchent l’économie africaine de tirer profit de la mondialisation. En définitive, l’intégration est le seul gage de la croissance endogène des économies africaines. Sur la question du financement, Monsieur Abdoul Aziz SOW affirme que le montant des investissements nécessaires est colossal. Dans ce cas de figure, l’Afrique compte aussi bien sur les investisseurs privés africains que sur les partenaires occidentaux. Aux dernières nouvelles, les investisseurs privés africains, notamment ceux des pays maghrébins seront faibles mais l’Afrique pourra compter sur le soutien de l’Occident. D’ailleurs, les membres du G8 s’engagent à augmenter leur aide en consentant 0,7% de leur PNB quant aux quinze de l’Union Européenne, ils s'engagent à augmenter leur aide de 0,34% en 2003 à 0,39% en 2006. Leur aide passera donc de 25 à 35 milliards de dollars. S’agissant du renforcement des ressources humaines, M. SOW estime qu’il y a urgence de relancer l’Education, la Santé, la Culture, la Science, les NTIC. A ces yeux, la prise en compte de ces experts constitue une donnée clé des performances économiques des différents pays africains. Au cours des échanges avec les étudiants dans ce domaine, M. SOW a tenu à lever une équivoque. Le NEPAD dit-il ne se substitue pas aux politiques nationales d’Education, de Science et de Technologie. Il ne se substitue pas non plus aux relations et accords que les pays africains signent avec d’autres pays ; 70% des crédits d’aide au développement empruntent le canal bilatéral. En tout état de cause, le NEPAD se présente avant tout comme une somme de partenariats possibles entre le continent africain et ses partenaires mondiaux. De même, il prend acte de la révolution mondiale et définit les conditions requises pour réaliser un développement durable : initiative pour la paix, la sécurité, la bonne gouvernance politique, économique et des entreprises. Il privilégie aussi les approches sous-régionales et régionales du développement en s’inscrivant dans la perspective de la mondialisation libérale. En guise de conclusion, Monsieur le Ministre Abdoul Aziz SOW soutient avec une forte conviction que la mise en œuvre du NEPAD créera les conditions propices pour le développement de l’Afrique ; des partenariats vont être construits et renforceront les relations Sud-Sud avec l’aide et l’appui des partenaires internationaux.
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