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Séminaire national sur les aspects statistiques et mathématiques de la pauvreté
Avec l’appui de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), du Centre Régional de Développement International (CRDI), du Centre de Recherches en Economie Appliquée (CREA), du Centre d’Etudes Politiques de Développement (CEPOD), du Centre Mauritanien d’Analyse Economique (CMAP), le Laboratoire d’Etudes et de Recherches en Statistiques et Développement (LERSTAD) a organisé à l’UGB un séminaire national sur les aspects statistiques et mathématiques de la pauvreté, du 21 au 24 avril 2004, sous le haut patronage du Ministre de la Famille, de la Solidarité et du Développement Social. Ce séminaire a été l’occasion de faire émerger des recherches pluridisciplinaires sur les indicateurs de pauvreté et d’inégalité, incluant des statisticiens économistes, des pratiquants des Documents Stratégiques de Réduction de la Pauvreté (DSRP), des économistes et des mathématiciens. De fait, la littérature actuelle offre très peu de recherches sur les fondements statistiques des indicateurs de pauvreté en tant qu’estimateur de paramètres réels inconnus. La pertinence de ces indicateurs, leurs consistances et leurs lois doivent être établies dans le cadre de recherches doctorales interdisciplinaires. Les résultats attendus doivent, bien entendu, pouvoir être déclinés en terme de politiques économiques et ensuite insérés dans les stratégies de lutte contre la pauvreté. Ainsi pendant quatre jours, les séminaristes se sont penchés sur tous les aspects statistiques et mathématiques de la pauvreté qu’il s’agisse des mesures du Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté (DSRP), des modèles mathématiques de mesure de la pauvreté et de l’inégalité, des mesures d’inégalités et de croissances économiques ou des leçons sur la théorie des valeurs extrêmes. A en croire le Professeur Gane Samb LO, Directeur de l’UFR/SAT les courants d’idées des chercheurs mathématiciens et statisticiens peuvent influencer les stratégies de lutte contre la pauvreté. Il s’agit là d’une belle illustration d’une recherche universitaire au service du développement. A ce jour, le nombre de pauvre au Sénégal, c’est-à-dire ceux qui vivent avec moins de 392 francs CFA par jour - donc 11. 710 FCFA par mois ou encore les familles moyennes de 10 personnes avec un revenu total de 117 000 F / mois - est de l’ordre de 4 millions et demi, soit 56% des Sénégalais » a-t-il ajouté. Ces résultats montrent l’ampleur du phénomène de pauvreté au Sénégal et le combat pour son éradication relève aussi bien des acteurs du développement que des chercheurs.
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