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RENTREE 2008 / 2009

L’Université Gaston Berger de Saint-Louis s’achemine vers une nouvelle rentrée académique. Après celle des enseignants le 13 octobre 2008, celle des étudiants est prévue pour le 20 octobre 2008. Cette semaine de rentrée revêt une importance capitale, puisque ce sera l’occasion pour la communauté universitaire de rappeler les performances de l’année académique écoulée et nos objectifs pédagogiques pour 2008-2009 ; mais aussi ce sera le moment d’accueillir les nouveaux bacheliers sélectionnés et les anciens qui réaménageront dans le campus social. La diversité et l’originalité des filières, les effectifs maîtrisés, l’aménagement des espaces pédagogiques et de vie sociale, les performances aux concours nationaux et internationaux, les records dans les manifestations sportives, les intégrations remarquables de nos étudiants dans le monde du travail, les opportunités de débouchés professionnels, la notoriété dont jouit l’Université Gaston Berger de Saint-Louis font partie de ces spécificités qui séduisent nombre de nouveaux bacheliers et d’étudiants, de parents d’élèves et d’enseignants, d’observateurs et de partenaires. Pourtant ce modèle de développement, en dépit de toutes les garanties de qualité, est confronté à toutes sortes de critiques qui nécessitent des explications et précisions de la part des uns et des autres. La méthode très sélective de recrutement des étudiants soulève nombre de polémiques, d’incompréhensions et de frustrations qui, lors de la réunion de coordination du mercredi 28 octobre 2008, a fait l’objet d’une discussion entre le Recteur, les Directeurs d’Unités de Formation et de Recherche, les directeurs centraux, les chefs de service, les chefs de section et les responsables syndicaux d’enseignants et d’étudiants. Après avoir rappelé les missions de service public qui lui sont dévolues, les autorités de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis ont réaffirmé leur volonté de suivre les orientations que fixe l’Etat en matière d’enseignement supérieur en procédant à une rationalisation des moyens, une rentabilisation des investissements et à une maîtrise des flux rentrants sans faillir face aux principes de justice sociale et d’équité requis. Le souci est d’éviter une surenchère de la massification des effectifs qui ne pourrait que générer de vertigineuses difficultés et des problèmes d’encadrement, d’hébergement, de restauration, de logement, donc des conflits latents et une instabilité chronique. Les capacités d’accueil dans le campus social, ainsi que les espaces pédagogiques sont très limités. L’UGB est naturellement prête à accueillir un nombre plus important de bacheliers si les moyens financiers nécessaires étaient réunis, ainsi que les capacités d’accueil. Mais déjà, l’UGB reste confrontée à des difficultés financières persistantes qui gênent la concrétisation de son projet de développement stratégique.  Celui-ci met l’accent notamment sur la diversification des filières et la possibilité d’accueillir un nombre plus important d’étudiants. L’enseignement à distance est un créneau qui mérite d’être exploité. Il permettra de répondre aux sollicitations pédagogiques d’un certain nombre de jeunes sénégalais. Une commission, chargée de réfléchir sur cette question récurrente de la sélection des bacheliers jugée insuffisante à l’UGB, est mise en place. L’objectif n’est pas de démontrer que nous sommes plus raisonnables que les autres ; mais bien de signifier que nous avons une manière différente de concevoir les choses. Les conclusions de ses travaux procédant à un examen systématique des questions soulevées feront l’objet d’une discussion à l’Assemblée de l’Université qui statuera sur l’orientation choisie par l’UGB. Je terminerai cet exposé, en vous souhaitant une bonne rentrée et en vous invitant à méditer sur cette citation de Jules Ferry qui disait :  « (…) La mission d’enseigner est essentiellement un intérêt social. (…) Je ne crains pas de dire, messieurs, les sociétés modernes retourneraient très vite à la barbarie, si l’Etat, si la société civile, si la puissance publique ne veillaient incessamment sur l’enseignement. (…) Oui, dans une société vouée au travail, dans une société démocratique, il ne faut pas que l’Etat se désintéresse du haut enseignement ; de moins en moins il s’en désintéressera, de plus en plus il doit se passionner et tirer, extraire de ses budgets jusqu’au dernier écu pour ne pas laisser tomber l’enseignement supérieur dans les mains des spéculateurs et des charlatans ! »                                                                          

Ibrahima SILLA 
Directeur de la Communication et du Marketing

 
     
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